Un voyage de 8 mois à la rencontre des entrepreneurs sociaux et des journalistes qui partagent une même vision d'un monde en changement…

April 13, 2013
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IMPACT ENERGIES RÉINVENTE L’ACCÈS À L’ÉNERGIE SOLAIRE POUR LES VILLAGES GHANÉENS !

Nouvel article sur le site de notre partenaire Ecolo Info ! Le SparkTour vous présente un de nos coups de coeurs ghanéens, l’entreprise sociale Impact Energies.

D’UNE ONG À UNE ENTREPRISE SOCIALE
Tout a commencé par un projet assez similaire à Babyloan : une ONG qui offrait de l’argent à des banques de microcrédit. Mais Hugh Whalan, fondateur du projet, s’interrogeait sur le véritable impact de cet argent « gratuit », et commença à réfléchir à une autre manière d’aider ces instituts de microfinance (IMF). Il expérimenta ainsi les « prêts d’énergie » : s’associant à un fournisseur local, ils proposaient aux IMF des prêts qui permettaient aux emprunteurs d’acheter directement des produits électriques solaires.

Mais ce qu’ils réalisèrent très vite, c’est qu’il y avait une bonne raison à ce que les IMF ne fassent pas déjà ce genre de transaction : prêter de l’argent et vendre des produits sont deux métiers très différents, par leur nature comme par leur chaine de distribution. Trouver le bon produit, le stocker, le livrer au réseau, gérer les stocks, le service après-vente, marketer le produit etc…, autant de compétences très éloignées du cœur de métier des IMF qui n’ont pas le temps à accorder à ce travail supplémentaire.

Pour Hugh Whalan le constat était clair : pour réellement aider ces IMF et agir comme un acteur complémentaire de leur offre, c’est sur la chaine de distribution de ces produits électriques solaires qu’il fallait agir.

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April 11, 2013
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NoNasties lance le mouvement de la mode équitable en Inde

Vous ne le savez probablement (certainement) pas mais en Inde, un fermier se suicide toutes les demi-heures ! Soit 250,000 suicides par an. Les raisons derrières ces statistiques dramatiques ? Des pratiques agricoles non viables qui mènent à des conditions de vie presque inhumaines.

C_no-nasties-logo-smallLorsqu’ils ont pris conscience de ces chiffres terrifiants, Apurva Kothari et Diti Kotecha, les fondateurs de NoNasties, ont décidé de réagir. Ils se sont vite rendus compte que le sujet était déjà très bien documenté et qu’un important travail de terrain était réalisé par les organisations gouvernementales et non-gouvernementales, qui tentent de trouver des solutions à cette situation, grâce à l’organisation des fermiers en corporations, et leur éducation sur l’utilisation des pesticides et fertilisants, mais aussi sur le travail des enfants, les taux d’intérêt à pratiquer, etc.

Ce qui manquait réellement, c’était une manière d’impliquer le consommateur envers cette cause. Et c’est là que NoNasties a décidé d’avoir un impact.

Créer le lien entre fermiers et acheteurs finaux

NoNasties est une marque de mode dont les vêtements sont produits selon les règles du commerce équitable. La marque travaille avec une grande entreprise détenue par les fermiers eux-mêmes, et produit des t-shirts en coton biologique en assurant un salaire décent aux producteurs. L’objectif de NoNasties n’est pas de travailler en direct à l’amélioration des conditions de vie des producteurs, ce qui reviendrait à prétendre remplacer le travail qu’ONG et associations de terrain font depuis des années. NoNasties aspire plutôt à créer un lien entre fermiers et acheteurs finaux, en alertant ces derniers sur les problèmes des premiers.

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« Nous voulons que les gens achètent nos t-shirts parce qu’ils sont géniaux »

En effet, si le commerce équitable est un mouvement qui commence à être bien développé dans les pays occidentaux, « les conséquences négatives d’un commerce non-équitable ne sont pas connues du public » dans un pays comme l’Inde, nous dit Felix Litzkow, un jeune expatrié allemand venu en Inde pour travailler pour NoNasties pendant un an. La marque veut donc lancer ce mouvement… mais elle ne veut pas le faire à coups de messages lourds et culpabilisants pour le consommateur.

L’entreprise a fait le pari que c’est en diffusant un message optimiste que leurs clients auront envie de soutenir la cause du commerce équitable en Inde. Et que c’est comme cela que NoNasties pourra démultiplier rapidement son impact… bien plus qu’en essayant de toucher directement un maximum de personnes avec un message négatif.

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Le commerce équitable a de l’avenir ici !

NoNasties compte sur une croissance importante de leur clientèle. Mais cela prend du temps. Et afin de s’accorder ce temps nécessaire, la marque a décidé de se concentrer d’abord à vendre auprès de pays européens déjà sensibilisés au commerce équitable, et auprès d’une élite indienne de jeunes actifs éduqués, ayant passé un certain temps à l’étranger et conscients des problèmes sociaux d’une manière générale. Mais l’équipe de NoNasties est impatiente de voir le nombre de jeunes indiens qui se sentent concernés par les enjeux sociétaux de leur pays. « L’Inde est notre priorité. Nous devons développer des programmes universitaires pour faire en sorte que les étudiants soient d’avantage engagés », ajoute Felix.

Leurs t-shirts sont déjà vendus dans 22 pays grâce à leur boutique en ligne, et des magasins vendent leurs produits dans 6 pays. Après le fort succès de leurs t-shirts (une nouvelle collection sortira dans très peu de temps), quelle est la prochaine étape ? Une ligne de vêtements pour enfants.

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April 10, 2013
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Notre deuxième diapo photos sur le site de L’Express !

Notre partenaire l’Express vient de publier le deuxième diaporama photos du SparkTour : partez à la rencontre des entrepreneurs sociaux les plus marquants que nous avons eu la chance de rencontrer et d’interviewer au Burkina et au Ghana, pendant le mois de mars.

Le prochain… ce sera le mois prochain !

Lien vers le diaporama photo

 

April 9, 2013
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OUWA, l’université 2.0 au service des entrepreneurs africains

L’université Open Source d’Afrique de l’Ouest, Ouwa pour les initiés, est une entreprise sociale basée en Californie avec une filiale au Ghana. John Roberts et son co-fondateur ont construit cette structure à partir d’un constat simple et pourtant contradictoire : alors que le niveau de pénétration de l’enseignement supérieur reste très bas en Afrique, un nombre de plus en plus élevé d’universités dans le monde entier commencent à partager leurs cours en ligne à travers des plateformes telles que Coursera, edX etc.

Dans ce contexte nouveau, Ouwa se présente comme le système de livraison du dernier kilomètre pour ces ressources vers une université en ligne, mais avec un cadre « hors ligne ». Et ce contexte « hors ligne » qui est en réalité la clé du concept Ouwa. Car l’objectif n’est pas uniquement de donner à des jeunes africains l’accès à ces cours, mais au-delà, d’aider ces personnes à devenir économiquement indépendants par les enseignements de ces cours. L’idée est donc véritablement de déplacer l’enseignement hors de la salle de classe, de pouvoir l’appliquer à la vie réelle pour créer de la valeur sur le terrain.

La vraie bonne et ambitieuse question que John et son associé se sont posée était tout d’abord : « comment lutter contre la pauvreté ?». L’éducation était donc a priori une réponse facile, mais ce qu’ils désiraient vraiment, c’est une éducation qui ait un impact direct sur la pauvreté, qui change la vie de familles, et non pas une éducation qui aide « simplement » à mieux penser ou à mieux lire.

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Donc, concrètement, comment fonctionne Ouwa ? Le programme est construit autour de trois piliers : éduquer, incuber et investir.
Les incubés sont sélectionnés à travers des compétitions de start-up ou des « start-up week-ends ». Ce ne sont pas uniquement des start-up sociales en théorie, mais, selon les termes de John « des entreprise qui sont socialement et environnementalement responsables. » Les heureux gagnants peuvent ensuite investir le formidable espace de travail collaboratif Ouwa dans le centre d’Accra, où ils trouvent des ordinateurs, le wifi, une salle de réunion, une cafétéria etc..

C’est un environnement incroyablement dynamique et inspirant dans lequel les incubés ont accès à toutes les ressources éducatives qui existent en ligne. Et comme une bonne connexion internet est souvent chose difficile à avoir à Accra, les vidéos sont déjà téléchargées.

Au-delà de l’aspect matériel, Ouwa offre du mentoring, ainsi qu’un accès à leur réseau africain et international. Quant au 3ème pilier, l’investissement, en plus des fonds propres à Ouwa, ils travaillent de très près avec une nouvelle start-up, SliceBiz, incubée dans l’université, qui a développé un incroyable modèle hybride de crowdfunding pour start-ups adapté au contexte ghanéen (article à venir).

Le modèle complet, qui est actuellement en phase test à Accra, sera d’avoir plusieurs facultés différentes au sein d’Ouwa : agriculture, médecine, cinéma etc., et chacune de ces facultés aura son propre modèle économique. Le premier pilote est la faculté d’agriculture : ils seront très prochainement en train de manager des espaces de cultures avec leurs « élèves » et un pourcentage du revenu de ces plantations sera réintégré dans l’écosystème d’Ouwa.

Le modèle économique est simple : toutes ces ressources sont offertes contre une commission de 5% sur les revenus des start-ups. Ils prélèvent aussi un très faible coût d’admission à l’année d’environ dix dollars. Mais Ouwa est en réalité un modèle partagé : John et son associé possèdent chacun 1% seulement de la société, le reste étant alloué aux élèves. Comme le déclare John : « Ce n’est pas de la charité, nous voulons créer de la valeur et faire de l’argent, mais nous voulons que cet argent aille aux élèves et à leurs familles.»

Ouwa n’est pas une révolution, ils ont été inspirés par de nombreux modèles similaires, mais qu’ils ont su habilement recouper pour l’adapter à leur cible. Et ils ont aussi su innover au sein de ces modèles : des droits d’entrée très faibles, la possibilité d’entrer dans le programme à n’importe quel moment, et l’association de l’investissement et de l’incubation au sein de l’éducation.

Aujourd’hui, Ouwa est en phase d’incubation de son propre modèle à Accra, au Ghana. Le contexte y est en effet très favorable : une ville en pleine croissance, dans laquelle nombreux sont ceux qui comprennent déjà le concept d’Ouwa. John parle de la « voie facile », dans une stratégie « top-down ». Ils avaient essayé de développer un programme similaire au Burkina, mais la réactivité n’était pas assez forte. Accra offre donc un contexte stratégiquement très intéressant pour le court-terme, pour tester et prouver le modèle, mais l’ambition réelle est d’accéder à des zones encore davantage en besoin de ces services comme au Burkina ou au Mali où le niveau d’accès à l’éducation est bien plus bas.

La prochaine étape ? Utiliser leur vaste réseau africain pour changer d’échelle avant la fin de l’année, et ensuite viser une expansion dans cinq autres pays d’Afrique. Mais pour l’instant, Ouwa continue à faire d’Accra un véritable hub, et prouve une fois de plus à l’Afrique que ses jeunes entrepreneurs sont la véritable clé du changement.

March 15, 2013
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Traiter la malnutrition aiguë sévère au Burkina : le défi d’InnoFaso

868 millions d’êtres humains dans le monde sont victimes de sous-alimentation, selon les estimations de la FAO. Parmi eux, 55 millions d’enfants souffrent de malnutrition aiguë, et 19 millions de malnutrition aiguë sévère. Face à ces chiffres alarmants, qui font appel pour nous européens aux images les plus choquantes que l’on croise parfois mais devant lesquelles on détourne bien trop vite les yeux, certaines entreprises, fort heureusement, réagissent.

C’est le cas de Nutriset. Cette société normande invente, fabrique et distribue des produits de traitement et de prévention de la malnutrition, dans le but de « contribuer à l’autonomie nutrionnelle des pays en développement ».

Plus précisément, Nutriset transfère sa technologie à ses entreprises partenaires de pays du Sud, réunies depuis 2005 au sein du réseau PlumpyField, qui fabriquent donc sur place, avec des produits locaux et selon les normes de qualité internationales très strictes de l’Unicef et du Programme Alimentaire Mondial, les produits de lutte contre la malnutrition de la gamme Plumpy. Elles les revendent ensuite à des ONG ou en magasin, selon les cas. La plupart des partenaires de Nutriset sont des entreprises déjà existantes dans le domaine de l’agroalimentaire, partageant, et c’est très important, les valeurs de Nutriset.

Au-delà de la lutte contre la malnutrition, l’impact social de Nutriset réside dans le développement local permis par ce partenariat Nord-Sud (création d’emplois, achat et transformation de matières premières locales, transfert de technologies et de système qualité…). Par ailleurs, Nutriset demande à ses partenaires de donner accès à leurs salariés à une mutuelle de santé, dans la mesure du possible selon les pays, et d’assurer des conditions de travail décentes et équitables. L’impact de l’entreprise se trouve aussi dans les échanges Sud-Sud qui ont lieu entre les différents partenaires locaux du monde entier, qui échangent régulièrement sur leurs expériences.

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L’objectif d’InnoFaso : répondre aux besoins du Burkina

Le cas d’InnoFaso est un peu particulier. En effet, cette entreprise sociale a été créée uniquement dans le but de fabriquer les produits Nutriset au Burkina Faso, où 4 millions de personnes, soit 26% de la population, est sous-alimentée (chiffres FAO). Incubée à l’école 2IE, école d’ingénieurs spécialisée dans les projets à fort impact social (l’école envoie notamment plusieurs candidats, et souvent lauréats, à la GSVC tous les ans), InnoFaso est aussi la première entreprise du technopôle, avec une usine, d’une capacité de production de 1200 tonnes par an, implantée directement sur le campus. Deux étudiants de 2IE sont fortement impliqués dans sa création et son développement.

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L’objectif d’InnoFaso ? Répondre aux besoins du Burkina en terme de produits thérapeutiques de lutte contre la malnutrition, et éventuellement à plus long terme à ceux de toute la sous-région.

Le produit fabriqué par InnoFaso s’appelle PlumpyNut. Produit thérapeutique prêt à l’emploi, qui traite la malnutrition aiguë sévère, il n’y a qu’à ouvrir le sachet et à le consommer. A l’intérieur du sachet rouge et blanc, une pâte de type beurre de cacahuète,  au goût d’arachide assez prononcé, très riche en nutriments et qui contient également de la poudre de lait. Et nous avons goûté, c’est étonnamment bon !

Selon le modèle développé par Nutriset, InnoFaso se fournit donc auprès de producteurs locaux d’arachides et de sucre, puis revend sa production aux organismes internationaux qui luttent contre la malnutrition, en l’occurrence l’Unicef. Eux redistribuent ensuite à d’autres ONG de terrain, qui assurent un suivi médical absolument nécessaire aux enfants malnutris sévères, ou au Ministère de la santé burkinabé. Le produit arrive donc dans tous les centres de santé du pays et il faut alors 150 sachets PlumpyNut, consommés 1 fois par jour pendant 3 semaines, pour guérir un enfant de la malnutrition. Au Burkina, si le nombre de malnutris n’augmente pas, l’Unicef s’est donné pour objectif de guérir 120 00 enfants en 2013.

 

March 13, 2013
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Retour sur l’entrepreneuriat social au Sénégal : un entrepreneur sénégalais est-il d’emblée entrepreneur social ?

Venues de notre petite bulle française où l’entrepreneuriat social commence, pour notre plus grand plaisir, à faire des émules (n’oublions pas que nous avons même gagné un Ministre de l’économie sociale et solidaire en 2012), nous avons rapidement dû nous confronter à la réalité d’un autre monde : l’entrepreneuriat (social) africain.

Si nous mettons ici des parenthèses, c’est que ces 4 semaines sénégalaises, lancement de notre aventure, ont rapidement ouvert une grande question : l’entrepreneur qui se lance au Sénégal, et a fortiori en Afrique, qui répond aux besoins d’une population, créé des emplois et participe au développement économique d’un continent encore aujourd’hui trop freiné par les politiques d’assistanat occidentales, n’est-il pas d’emblée au cœur de ce que justement nous, Occidentaux, appelons « entrepreneuriat social » ?

Ici, les besoins et le potentiel de croissance, sont énormes, tout comme le manque de certains produits et services qui nous paraissent essentiels. Il y a tellement à faire qu’on serait tentées d’affirmer qu’il « suffit » d’entreprendre pour avoir la casquette d’entrepreneur social, tant la création d’entreprise représente un impact social important pour le pays en ce qu’elle répond à des besoins basiques et parfois indispensables de la population. Par exemple, Dadja, en développant un jeu sur mobile, s’est vite rendu compte qu’il avait entre les mains un outil qui pourrait changer la vie des habitants de la capitale.

De plus, nous avons remarqué que les jeunes entrepreneurs/ses sénégalais(es) que nous avons rencontré(e)s prennent en compte d’emblée leur environnement et montrent un vrai souci de respecter les conditions de travail des personnes qu’ils/elles emploient. Est-ce que cela est dû à la société sénégalaise, au poids des traditions où à une réaction face aux dérives occidentales ? En tout cas, les faits sont là.

De l’importance de la mesure d’impact

Or souvent, même si l’impact social des projets est important – donner une voix aux consommateurs, faciliter et améliorer la préparation des repas dans les villages… – l’accent n’est malheureusement pas mis dessus.

Ne pas le faire, c’est risquer de diluer la force de cet impact et, avec le temps, perdre de vue l’essentiel. La mesure d’impact est aussi un concept à davantage inculquer et diffuser : ce n’est qu’en formalisant son ambition sociale que l’entrepreneur pourra, sur le long terme, connaître ce qu’il a réellement apporté et ainsi s’appuyer dessus pour faire valoir son entreprise aux yeux des investisseurs occidentaux, eux de plus en plus réceptifs à ce genre de messages. Enfin, il serait dommage de ne pas mettre en avant ces exemples de bonne gouvernance et de respect des conditions de travail, en particulier sur un continent qui souffre d’une si mauvaise image liée à la corruption et aux relations parfois floues entre pouvoir et entreprise. Et puis si tout est à créer, autant le faire bien dès le départ et éviter nos dérapages.

D’où l’importance des structures d’aide aux entrepreneurs, comme le CTIC ou Synapse Center. Qu’ils soient spécialisés dans les NTIC ou dans l’entrepreneuriat social, ces deux incubateurs, auxquels on pourrait ajouter l’espace de coworking Jokkolabs, s’attachent à équiper (formations, accompagnement, suivi…) les jeunes entrepreneurs sénégalais pour que leurs projets soient viables et donnent naissance à des start-up de qualité.

Pérenniser les projets plutôt que les multiplier

Il est en effet indispensable que ces jeunes entrepreneurs développent des modèles qui fonctionnent car, si les programmes de financement ne manquent pas en Afrique, c’est le suivi et la viabilité des projets qui fait défaut. Actuellement, l’argent reçu par les initiatives innovantes lors des concours ou appels à projets qui se multiplient, est encore trop souvent mal investi, les entrepreneurs n’ayant pas les clés pour pérenniser leur activité. Ce n’est que grâce à un réel accompagnement sur le long terme, appuyé par des formations  professionnelles, que ces entreprises pourront véritablement tirer profit des financements qu’elles reçoivent et connaître un vrai succès… pour un vrai développement économique, débarrassé de la corruption.

Difficile de résumer en un article ce que nous avons appris et retenu en un mois de rencontres au Sénégal. L’essentiel n’est pas de dresser un tableau complet de la situation, mais surtout de donner un aperçu de ce que nous avons pu comprendre sur place, en si peu de temps. Nous sommes conscientes que la casquette d’entrepreneur social, que nous tenons à définir, n’intéresse pas la plupart des entrepreneurs, d’Afrique ou d’ailleurs : ils ont bien trop le nez dans le guidon pour se soucier de la façon dont la société veut les appeler. Pour autant, ils participent d’un mouvement global qu’il est important d’identifier pour les faire émerger, justement là où ils sont le moins visibles. Et c’est là toute la mission que le SparkTour s’est donnée.

March 13, 2013
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Station Energy, apporter la lumière aux populations isolées d’Afrique

Nous connaissions déjà le fantastique projet de Station Energy en France. Porté par Alexandre Castel à la Global Social Venture Competition, un concours international de projets à impact social innovants, Station Energy était allé jusqu’en finale et nous avait impressionnées par son ambition et son professionnalisme.

Au Sénégal, nous avons donc eu la chance d’aller voir sur le terrain l’impact et le fonctionnement de Station Energy, l’entreprise sociale qui apporte la lumière aux populations isolées en Afrique. Voici notre rencontre en images et sur le site de notre partenaire La Chaine du Coeur

March 12, 2013
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Rama Diaw, créatrice au grand coeur et aux doigts de fée

Saint-Louis, Sénégal.

Au détour d’une boutique de vêtements où nous nous étions arrêtées, enchantées (on ne dira pas qui a craqué et sorti son porte-monnaie…!), nous avons rencontré Rama. Créatrice de mode et propriétaire de la boutique, Rama a plus d’un tour dans son sac de couture! Elle a en effet monté, par ses propres moyens, une association à destination des femmes d’un village voisin de Saint-Louis : Rama leur apporte chutes de tissu et savoir-faire, et revend ensuite en Afrique et en Europe les bijoux et autres accessoires créés, qu’elle intègre à ses collections. Les bénéfices sont bien entendu réinvestis dans le projet, dans l’optique de créer bientôt un véritable centre de formation.

Et comme Rama voyage souvent en Europe, vous retrouverez peut-être ces créations près de chez vous un jour? Pour vous tenir au courant, courez sur sa page facebook.